L'Enlèvement de l'Eglise

Lors de la Parousie de Jésus-Christ, les croyants toujours vivants 
seront enlevés sur des nuées à la rencontre du Seigneur.

La doctrine biblique de l’enlèvement de l’Eglise est annoncée en premier lieu par Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même :

« Quand je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » Jn 14, 2-3

Ensuite nous retrouvons également cette doctrine enseignée très clairement par l’Apôtre Paul dans deux de ses épîtres que nous verrons plus bas.

 

Les Précédents Bibliques de l'Enlèvement


Notre Seigneur tient à nous apprendre par des exemples bibliques comment il entend arracher de la corruption et du châtiment de ce monde impie, ceux qui l’aiment et croient en lui. Ainsi advint-il pour Hénoch peu avant le déluge : 

« Hénoch marcha avec Dieu, puis il disparut, car Dieu l’enleva. » (Gen 5, 24). Le Nouveau Testament relate ce fait : « C’est par la foi qu’Henoch fut enlevé pour qu’il ne vît point la mort, et qu’il ne parut plus parce que Dieu l’avait enlevé ; car avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu’il était agréable à Dieu. » (Hébreux 11, 5).

Le prophète Élie, torche vivante… embrasé de lumière et d’amour, connut lui aussi l’enlèvement:

« Lorsque l’Éternel enleva Élie aux cieux dans un tourbillon, Élie et Élisée venaient de Guilgal… Tandis qu’ils poursuivaient leur route tout en parlant, voici qu’un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre ; Elie monta au ciel dans le tourbillon. » (Cf 2 Rois 2, 1-12).

Après sa résurrection, notre Seigneur Jésus-Christ connut aussi l’enlèvement vers la gloire du Père. Enlèvement que nous appelons désormais Ascension : 

« … Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel. » (Actes 1, 9-11)

L'Enlèvement de l'Eglise : Prémisse et Moisson

Jésus, Chef de l’Église, Tête du Corps Mystique, est enlevé au Ciel comme prémisse et l’Église le sera comme la moisson. Ainsi, à l’heure marquée par le Seigneur, l’enlèvement de l’Église se produira !

Cet enlèvement de l’Église se produira dans une liesse sans commune mesure avec les joies terrestres. Ce sera une glorification de notre corps physique par attraction divine du Christ de Gloire. Notre corps sera happé dans le mouvement divin à la rencontre du Seigneur comme l'apôtre Paul nous l’enseigne (voir plus bas).

 

L'Enlèvement de l'Eglise :Une Doctrine Apostolique

Comme nous l'avons dit plus haut, la doctrine biblique de l’enlèvement de l’Église est décrite et annoncée en tout premier lieu par Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même :

« Quand je vous aurai préparé une place, je reviendrai (le Seigneur fait mention ici à son second avènement) et je vous prendrai avec moi (il s’agit clairement ici de l’enlèvement de l’Église), afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jn 14, 2-3). 

« Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme paraîtra… Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes qui seront dans un même lit, l’une sera prise (emmenée, emportée, enlevée à la rencontre du Seigneur dans les airs) et l’autre laissée (abandonnée, délaissée pour le jugement des nations au JOUR DU SEIGNEUR) ; de deux femmes qui moudront ensemble, l’une sera prise et l’autre laissée. De deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé. » (cf. Luc 17, 26-36 & Mt 24, 40-41).

Ensuite nous retrouvons également cette doctrine enseignée par l’Apôtre Paul en 1 Thessaloniciens et 1 Corinthiens : 

« Le Seigneur lui-même, à un signal donné, descendra du ciel et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Th 4, 16-17).

« Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. » (1 Co 15, 51-52) 

 La Résurrection des croyants lors de l'enlèvement de l'Eglise


Ainsi, lors de la première phase de la Parousie du Seigneur, les croyants encore vivants seront enlevés sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs. Mais ce n’est pas tout, l’Apôtre Paul ajoute :

« Je vais vous faire connaître un mystère. Nous ne mourrons pas tous (Paul parle ici de la génération qui sera présente sur la terre au jour de l’avènement du Seigneur), mais tous, nous serons transformés, en un instant, en un clin d'œil, au son de la trompette finale. La trompette sonnera, les morts ressusciteront incorruptibles et nous (les croyants encore vivants), nous serons transformés (c.-à-d. ressuscités). Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité.» (1Co 15.51-53)

Ainsi donc, les vrais croyants en Jésus-Christ qui seront restés sur la terre lors de son retour, seront enlevés d’ici-bas à la rencontre du Seigneur dans les airs et recevront leur corps glorieux de la résurrection sans passer par la mort ! Ce sera la première résurrection comme annoncé en Apocalypse 20, 6 :

«Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.» 

La Parabole des Dix Vierges :
l'une des grandes paraboles de la vigilance

 

Il en sera du Royaume des cieux comme de dix vierges
qui prirent leurs lampes et sortirent
à la rencontre
de l’époux."
(Mt 25,1-13)

Tout le monde connaît cette parabole, elle nous instruit sur l’exigence d’une foi personnelle et vivante. Elle montre que la grâce ne s’emprunte pas au dernier moment, pas plus qu’on ne peut emprunter l’huile des lampes des autres. Chacun doit nourrir sa propre relation à Dieu, dans la durée et l’authenticité, car le moment décisif — la rencontre avec l’Époux — survient quand on ne l’attend plus.

Elle nous rappelle aussi que la vie chrétienne est une attente active, une vigilance qui se traduit par des choix quotidiens, par la prière, l’amour et la persévérance. Il ne suffit pas d’avoir commencé le chemin ; il faut avoir pris avec soi ce qui permettra de tenir jusqu’au bout, même dans l’obscurité et le délai.

Enfin, son dénouement nous met en garde : il existe un temps de grâce qui peut s’achever. La porte de la salle des noces finit par se fermer. Cette image forte nous invite à ne pas remettre à plus tard ce qui constitue l’essentiel : être prêt, le cœur plein de l’huile de l’Esprit, pour accueillir le Seigneur quand Il viendra.

Cette doctrine de l'enlèvement de l'Église est clairement révélée dans les Écritures, attestée par les paroles mêmes de Jésus et confirmée par l'apôtre Paul. Elle constitue une promesse solennelle pour tous ceux qui croient.

Or, malgré cette certitude biblique, elle demeure étrangement ignorée de nombreux croyants. Un tel contraste ne peut qu’appeler à une prise de conscience immédiate. Il est temps d’éveiller les cœurs et les esprits, afin que chacun garde sa lampe allumée, nourrie par la foi et la prière.

Ne laissons personne vivre dans l’insouciance. Que tous soient prêts, afin qu’au jour de son retour, nul ne reste derrière, mais que chacun soit enlevé à sa rencontre, échappant au sort des vierges insensées.

Sommes-nous prêts ?
 

Parler de l’enlèvement sans en tirer une application pratique resterait une simple dissertation. Savoir que Jésus peut revenir à tout moment est une chose ; être prêt à le rencontrer en est une autre. Pensons aux dix vierges : une sur deux seulement était préparée, autrement dit, que 50% !

Pour certains, ce jour sera comme la fermeture brutale d’une trappe, car ils n’auront jamais vraiment attendu ni aimé le retour du Christ.

Il viendra soudain, comme l’éclair – et l’heure en est cachée pour que nous vivions dans une vigilance constante.

Dès lors, comment nous tenir ? L’apôtre Paul, qui attendait avec espérance l’enlèvement ou la mort, pouvait dire : « Pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche » (2 Tim 4,6). Sa vie était déjà une offrande – un exemple de ce que signifie être véritablement prêt.

 

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