LA MARQUE DE LA BÊTE
CE QU'ELLE EST REELLEMENT

« Alors je vis monter de la terre une autre bête. Elle avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et elle parlait comme un dragon…. Et il lui fut donné d'animer l'image de la Bête, afin que l'image de la Bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la Bête FUSSENT TUÉS. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. » (Ap 13, v.11 & vs 15 à 17).

Introduction

Dans les pages les plus mystérieuses et les plus redoutées de la Sainte Écriture, le livre de l’Apocalypse dépeint une vision saisissante : deux bêtes surgissent, l’une de la mer, l’autre de la terre, pour défier l’autorité de l’Agneau et imposer leur domination sur les nations.

Au cœur de cette scène eschatologique, au chapitre 13, apparaît un signe énigmatique qui a fasciné, effrayé et divisé les générations : la marque de la bête, gravée sur la main droite ou sur le front, sans laquelle « personne ne pouvait acheter ni vendre » (Ap 13,17).Beaucoup imaginent une marque visible, technologique ou matérielle – un tatouage, une puce, un code-barres futuriste – et y voient l’annonce d’une tyrannie mondiale imminente. Pourtant, l’Apocalypse n’est pas un livre de science-fiction ni de prédictions sensationnelles : c’est une révélation prophétique, riche en symboles, où chaque image pointe vers une réalité spirituelle profonde.

Jean, exilé sur Patmos, n’écrit pas pour effrayer, mais pour exhorter les croyants à la fidélité au milieu de la persécution, en leur rappelant que la vraie bataille se joue dans le cœur et dans l’adoration.

Que signifie donc réellement cette marque ? Est-elle un sceau extérieur imposé par la force, ou une allégeance invisible qui marque l’âme ?

 L’Écriture elle-même nous guide :

elle oppose constamment la marque de la bête au sceau de Dieu (Ap 7,3 ; 14,1 ; Éph 1,13 ; 4,30), deux réalités spirituelles parallèles. L’une exprime la possession par le Malin et son système mondial corrompu ; l’autre, la propriété divine et la vie nouvelle en Christ.

C’est cette lecture symbolique et spirituelle – fidèle au génie de l’Apocalypse – que nous explorerons ici. Loin des spéculations vaines, nous laisserons la Parole s’expliquer par la Parole, pour découvrir que la marque de la bête n’est pas d’abord une menace future extérieure, mais une question d’adoration présente et éternelle : à qui appartient notre cœur ? Au monde et à son prince, ou au Roi des rois et Seigneur des seigneurs ? Que cette méditation nous conduise à examiner nos vies à la lumière de la croix, et à renouveler notre allégeance exclusive à Celui qui a déjà vaincu la bête et son image.

La marque de la Bête n’est pas quelque chose de visible
ou de matériel, c’est une appartenance symbolisée
par une « marque » invisible.

Ce n’est qu’au verset 16 du chapitre 13 de l'Apocalypse que l’on parle pour la première fois de cette marque de la Bête. Donc, si TOUS ceux qui n’adorent pas la bête ont déjà été mis à mort, au verset 15, donc avant que la marque de la Bête ne soit imposée, cela veut dire que cette marque ne l’est QUE pour tous ceux qui adorent la Bête. Tous ceux qui rejettent le Christ ont, par voie de conséquence, la marque de la bête. Même nous, avant notre conversion au Seigneur, nous avions cette marque de la Bête, car nous appartenions au monde du péché, nous étions encore dans nos péchés.

Cette marque de la Bête n’est donc pas définitive pour celles et ceux qui n’ont pas encore reçu le Seigneur dans leur vie. Ils ou elles peuvent encore se tourner vers le Seigneur tant que  la porte de la Grâce est ouverte. D’ailleurs on nous dit clairement QUI sont ceux qui N'ONT PAS la marque de la Bête. Ce sont tous ceux qui n’adorent pas la Bête. Et toux ceux qui ont le Christ dans leur vie sont marqués du sceau de Dieu : « Dieu vous a MARQUÉS de son sceau comme sa propriété pour le jour de la délivrance finale. » (Ephésiens 4,30) 

Comprenons bien ce que Jean veut nous dire dans ce passage de l’Apocalypse. Tout y est symbolique, mais cette symbolique a une signification véritablement spirituelle. Jean nous dit en Apocalypse 13, 15, donc avant l'imposition de la marque de la Bête (v 16), que tous ceux qui n’adorent pas la Bête sont mis à mort. Mais de quelle mort s’agit-il réellement ? Une mort physique ou une mort symboliquement spirituelle au « MONDE » de la Bête de Satan ?

Bien que la marque de la bête ait une dimension spirituelle présente dès maintenant (tout rejet du Christ équivaut à une allégeance au monde de Satan), l'Apocalypse la décrit comme atteignant son paroxysme à la fin des temps. Une période de domination mondiale intense par la bête et son faux prophète forcera une polarisation ultime : adoration publique de la bête ou fidélité à l'Agneau, au prix de la persécution et de l'exclusion sociale/économique (Ap 13,7-8.15-17 ; 14,9-11). Cette crise finale révélera pleinement ce qui est déjà latent dans le cœur des hommes : qui est leur vrai Seigneur ? 

Or, la Bête de l'Apocalypse est un symbole, ce n'est pas un animal à quatre pattes avec une queue. Elle représente un système satanique que Notre Seigneur nomme le « MONDE ». Ce système corrompt les mœurs de la société humaine dans laquelle les chrétiens peinent car ils ne font pas partie de ce « MONDE » :

« Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité : ta Parole est la Vérité. Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. (Jean 17, 14-18).

Nous ne sommes pas du « monde » de Satan et de sa Bête. Nous sommes envoyés dans son monde pour aller libérer les hommes encore piégés portant toujours la marque de la Bête. C’est la raison pour laquelle nous sommes haïs de ce « monde », car nous venons libérer les captifs en leur annonçant l'Evangile du salut !

Sachons que nous sommes, nous disciples du Christ, déjà MORTS au monde de Satan, morts à tout ce qui ne se rapporte pas à Dieu. En effet, « Dieu nous a exposés, nous les apôtres, à la dernière place, comme des condamnés à mort : nous avons été donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. » (1 Cor 4, 9). Ainsi, la mise à mort des disciples du Christ en Ap 13, 15, est une mort symbolique, mais spirituellement réelle ! Cette “mise à mort” de ceux qui refusent d’adorer la bête aura une dimension physique dans la grande tribulation (persécutions, martyres – cf. Ap 20,4 : “ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main”), mais elle est d’abord spirituelle : les fidèles sont “mis à mort” au monde par la croix (Gal 6,14), tandis que les incrédules restent vivants dans le péché. Les deux réalités coexistent dans la vision apocalyptique.

Nous ne pouvons donc pas avoir la marque de la Bête. CETTE MARQUE NE CONCERNE QUE CEUX QUI APPARTIENNENT TOUJOURS AU MONDE SANS CHRIST DANS LEUR VIE.

Pour recevoir ou posséder de facto la marque de la Bête il suffit donc d'appartenir au monde et ainsi  être adorateur de la Bête, c'est-à-dire de lui faire allégeance. Ainsi, toute les classes décrites en Ap 13, 16-17 « petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves » sont TOUS CEUX qui n’appartiennent pas à Dieu et ils sont, de fait, marqués du « nom de la bête ou du nombre de son nom », c’est-à-dire 666, dit Jean : « C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. CAR C'EST UN NOMBRE D'HOMME, et son nombre est six cent-soixante-six. » (Ap 13, 18).

666 est un nombre d’homme, c’est l’incomplétude de l’état humain, état de ce qui n'est pas terminé ou achevé dans le Christ-Dieu. C’est l’homme sans le Christ dans sa vie, c’est l’homme sans la Vie Eternelle. C’est l’homme Adamique créé au 6e jour de la création ; c’est le vieil homme dit l’apôtre Paul : 

« Comprenons bien ceci : NOTRE VIEIL HOMME a été crucifié avec lui pour que soit détruit ce corps de péché et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. » (Romains 6, 6) 

« Il vous faut, renonçant à votre existence passée, vous dépouiller du vieil homme qui se corrompt sous l’effet des convoitises trompeuses » (Ephésiens 4, 22) 

« Vous vous êtes dépouillés du vieil homme, avec ses pratiques, et vous avez revêtu L'HOMME NOUVEAU, celui qui, pour accéder à la connaissance, ne cesse d’être renouvelé à l’image de son Créateur. » (Colossiens 3, 9-10)

Tandis que 777 c’est la complétude divine, c’est l’homme achevé dans le Christ et donc dans la Trinité Sainte. C’est L’HOMME NOUVEAU DE LA NOUVELLE CRÉATION : « Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là. » (2 Corinthiens 5, 1)

La question se pose donc :

Nous qui adorons Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit, pourrions-nous en même temps adorer la Bête ? La réponse est bien évidemment non. Nous avons donc déjà été mis à mort par la Bête, c'est-à-dire que nous sommes morts à son système organisé et sa structure diabolique ! En effet, les enfants de Dieu sont morts au monde de Satan et ne lui appartiennent pas car lorsque nous avons reçu le Christ dans notre vie : « Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé. » (Colossiens 1, 13). C’EST FAIT ! Nous ne sommes plus du « MONDE », nous ne sommes plus du monde de la Bête, car nous sommes déjà « dans le royaume de son Fils bien-aimé. »

Revenons  à notre texte de l’Apocalypse : « personne ne pût ACHETER NI VENDRE, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. » (Ap 13, 17)

Qu'est-ce qu'on « achète » et « vend » en zone 666, dans le monde de la Bête ? On n’achète et on ne vend que des «produits» made in 666 ! C’est-à-dire RIEN de ce qui se trouve en zone 777, made in Dieu. Et il est également évident que ces « produits » du monde de la Bête ne sont pas des produits alimentaires nécessaires à la vie quotidienne de tout homme sur terre ou tout ce que l’homme à besoin pour se vêtir, se chauffer, etc., etc. "Car Dieu fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes" (Mt 5, 45)

IL S’AGIT DONC DE « PRODUITS »
QUI ENGENDRENT LES PÉCHÉS,

Dans la crise finale de la fin des temps, cet “achat et vente” symbolique deviendra encore plus concret : 

exclusion des circuits économiques pour ceux qui refusent de faire allégeance à la Bête, comme une forme extrême d’ostracisme social et religieux (cf. Ap 13,17). Mais le principe reste spirituel : les enfants de Dieu ne “commercent” pas avec les œuvres des ténèbres (Éph 5,11).

La marque de la Bête concerne donc l’agir humain (la main) des sans Dieu, tout autant que le domaine de la pensée (le front) des sans Dieu. RIEN n'avoir donc avec quoi que ce soit d'autre que les péchés.

Ainsi, il n’y a que les marqués de la Bête qui vendent et achètent leurs impurs « produits » toxiques pour l’âme, car les serviteurs de Dieu eux, sont MORTS à cette vielle création, ils ne peuvent donc ni acheter ni vendre ces « produits » car ils sont incomestibles pour leur Nouvelle Nature Christique.

La spiritualité, la pensée, la philosophie, la pseudo charité, c’est-à-dire l’humanisme athée, les fausses religions, la finance amorale et corrompue, la pornographie, la liberté de tuer des innocents dans le vendre des mères, la normalisation du mouvement LGBT+, etc., etc., du monde 666, ne sont que les « produits » dont se gavent les autochtones du « MONDE » de la Bête, et donc de Satan.

Dès lors il est évidemment clair que personne d’autre que celui qui est du monde 666 soit  automatiquement marqué du nom de la bête ou du nombre de son nom « ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.» (v.17). 

La marque de ceux qui adorent la Bête est un signe INVISIBLE
aux yeux des hommes, 
tout comme est INVISIBLE la marque de ceux
qui adorent Dieu

Les adorateurs du Dieu Trois fois Saint,
Père, Fils et Saint-Esprit, sont marqués du sceau de Dieu.
En effet :
« Dieu vous a MARQUÉS de son sceau comme sa propriété
pour le jour de la délivrance finale. »
(Ephésiens 4, 30). 

Si la MARQUE de ceux qui adorent Dieu est INVISIBLE
aux yeux des hommes,
pourquoi la marque de la Bête serait-elle visible chez ceux
qui adorent la Bête ?

Il n’y a rien de cabalistique ou d’inexplicable dans la Parole de Dieu.
L’Ecriture s’explique par l’Ecriture !

L'important n'est pas de scruter les signes extérieurs ou de spéculer sur des marques visibles ou technologiques actuelles (puces, vaccins, etc.), car la marque de la Bête est avant tout une question d'adoration et d'allégeance du cœur (Mt 15,8-9). Examinons plutôt si nous portons le sceau de l’Esprit (Éph 1,13) et si nous refusons d'adorer tout ce qui s’élève contre Dieu.

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