LE MILLÉNIUM 

Le Règne de Dieu sur la Terre

« Nous attendons,
selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, 
où la Justice habitera.»
(2 Pierre 3, 13)

C’est l’identique promesse divine faite aux Israélites environ 800 ans avant la première venue du Messie et qui se réalisera lors de sa Seconde Venue :

« Car voici que je vais créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit... Comme les Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre que je vais créer subsisteront devant moi, dit le SEIGNEUR, ainsi, subsistera votre race et votre nom. » (cf. Isaïe 65, 17-23 & 66, 22).

 

Sortons de la torpeur

En ces temps de découragement, de lassitude et de crises en tout genre où les âmes accablées et résignées apprennent que leur avenir ne repose que sur des projets coercitifs gouvernementaux et ne voient rien d’autre à l’horizon que calamité et désespérance, n’est-il pas temps, surtout pour nous Chrétiens, de fixer nos yeux sur un autre horizon que celui imposé par l'esprit de l’Antichrist, mais sur celui que le Seigneur nous a réservé et promis ?

N’est-il donc pas temps de sortir de la torpeur imposée par cet esprit maléfique ? Car la peur est une forme de consentement et elle pérennise l’ordre établi et voulu par le diable. Si donc, par peur et léthargie spirituelle, nous fermons les yeux sur les promesses divines s’en est fait de notre espérance et de notre foi ! Nous devenons des proies de choix de l’Antichrist (1 Pierre 5, 8-9) et au moment d’ouvrir les yeux, LE JOUR DU SEIGNEUR sera consommé et nous aura emportés avec les impies. Or, si le MONDE NOUVEAU est devant nous et promit par Notre Père Céleste, qu’est ce qui nous empêche donc d’exercer notre foi chrétienne ?

Cette promesse divine déjà annoncée par les prophètes et réitérée par l’Apôtre Pierre qui, lui, y croyait avec certitude, dit bien : « De nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la Justice habitera ». Or, c’est bien sur la Terre renouvelée que cette Justice divine habitera comme l’Apôtre le dit, car au Ciel elle existe de toute éternité et n’a donc pas besoin d’être instaurée.

Ainsi, ce n’est pas le sombre règne imposé par Satan qui aura le dernier mot, et ce n’est pas non plus la fin du monde qui attend l’humanité. Au contraire, ceux qui auront été épargnés et purifiés durant LE JOUR DU SEIGNEUR connaîtront l’accomplissement promis : « le Rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes » (Actes 3:21).

Notre espérance

Il s’agit ni plus ni moins de l’avènement du Règne de Paix et de Justice universelle du Christ, établi sur une Terre entièrement renouvelée, restaurée dans sa plénitude originelle – telle qu’elle était avant la Chute. Voilà notre espérance et notre horizon.

Voilà donc ce qu’attendent précisément les disciples du Christ et pas moins que cela : La Seconde Venue en Gloire et Majesté du Christ, le rétablissement de toutes choses et l’instauration du Royaume de Dieu sur une Terre Nouvelle. Quel magnifique horizon !

Nos yeux ne sont donc pas arrêtés sur des catastrophes, des calamités et des fléaux ni sur les crises et projets tyranniques par lesquels nous sommes en train de passer, et que nous DEVONS passer, car : « c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » (Ac 14, 22) ; « parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pierre 2, 21)

Notre seul horizon et unique aspiration à venir, c’est : « La bienheureuse espérance et la manifestation de la Gloire de Notre Grand Dieu et Sauveur Jésus Christ. » (Tite 2, 13).

Dès que le jugement de Dieu sur les nations au dernier jour de la fin des temps sera consommé, la terre et le ciel ayant été complètement renouvelés à travers les grands bouleversements cosmiques et terrestres, « Dieu enverra le Christ qui vous est destiné, Jésus, que le ciel doit garder jusqu’aux temps de  la restauration universelle (ou du rétablissement de toutes choses) dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. » (Actes 3, 20-21).

« A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. » (Ap 2, 26)

« Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. (Ap 5, 9-10)

« Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. » (Ap 20, 6)

« Il n'y aura plus d'anathème. Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville ; ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n'y aura plus de nuit; et ils n'auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles.

Et il me dit : Ces paroles sont certaines et véritables ; et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. 

Et voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre ! » (Ap 22, 3-7)

  Voilà donc ce que la Parole de Dieu nous réserve :

LE MILLÉNIUM ! 

Notre avenir est donc merveilleux !

Le saviez-vous ?

Depuis le temps des apôtres jusqu’au 4e siècle, le Royaume de Dieu à venir sur la terre, comme annoncé par les prophètes de Dieu, était généralement enseigné dans l’Eglise comme toutes les autres Doctrines chrétiennes. Mais depuis que l’empire romain fit du christianisme sa religion d’Etat, la doctrine du Royaume sur la terre fut totalement pervertie et même combattue au sein même de l’Eglise ainsi que ceux qui, toujours fidèles à la sainte Doctrine continuaient de l’enseigner ! Tout avait donc changé ! La doctrine du Royaume de Dieu sur la terre avait été  bannie et  proscrite par les nouveaux docteurs de l’Eglise et ils la remplacèrent par un nouveau système d’interprétation des Ecritures. Les prophéties clairement enseignées par les prophètes, les Apôtres et même par Notre Seigneur, ne pouvaient plus être lues telles qu’elles se présentaient à nous dans la Bible, mais elles devaient être comprises comme le nouveau système d’interprétation l’entendait et l’imposait dès lors.

Lisons ce que nous disait Manuel Lacunza (Ben Ezra) à ce sujet :

« Nombreuses sont les explications qui en ont été données. Il en existe une, en particulier, que l'on pourrait appeler traditionnelle [sans rien à voir avec la Tradition], et qui, malgré ses invraisemblances, ses contradictions, a réussi à rallier l'unanimité des suffrages [des nouveaux docteurs]. Et l'on se demande pour quelle raison les commentateurs et docteurs de l'Eglise se sont invariablement tenus à cette [nouvelle] interprétation, alors que l'Écriture, aussi bien que l'histoire, s'inscrivent en faux contre elle.       

Nous ne voyons qu'une raison à cette attitude. Cette raison nous paraît celle qui fit agir Hérode quand il décréta le massacre des enfants de Bethléem, lors de la naissance de Jésus : c'est la peur, la grande peur du Royaume encore à venir que doit fonder sur la terre le Messie. [Il fallait donc éliminer CELUI qui venait de naître afin qu’IL ne puisse fonder ce Royaume au détriment de le leur].

C'est qu'en effet le  système [nouveau] d'explications des docteurs de l'Église exclut l'idée de ce Royaume. Bien que les prophéties nous l'annoncent et nous le démontrent, la pensée de ce Royaume provoque chez les commentateurs officiels de l'Eglise un trouble, une frayeur, une fureur même qui a même fait périr beaucoup d'innocents !

Oui, des passages en grand nombre de l'Écriture se trouvent, du fait de cette explication [dite] traditionnelle, tordus, amputés, écartelés, aussi bien dans leur sens propre et littéral, que dans le sens symbolique et dans le sens logique, le sens en dehors duquel ils cessent d'être. 

Ce Royaume encore à venir sur la terre, ces commentateurs l'ont véritablement en horreur.»

(Fin de citation)

Mais pour quelle raison ?!

Quelques-uns pourraient se demander quelle est la raison d’une telle opposition des commentateurs officiels de l'Eglise face au Royaume messianique à venir sur la terre ? C’est LA PEUR vient de nous dire Manuel Lacunza. Certes, c’est la peur, mais la peur de quoi exactement ? Nous le verrons ensemble plus loin.

Si nous ne voulons pas croire aux révélations de la Parole de Dieu qui annonce clairement le Royaume Millénaire à venir sur la terre, ne ressemblerions-nous pas à ces centaines de millions de chrétiens, mais qui ne veulent absolument pas croire en la Présence Réelle de Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie alors qu’elle est clairement définie par le Christ lui-même ?

Les Protestants qui ont en horreur la Sainte Eucharistie la discréditent de mille manières en tordant les paroles du Christ car, s’ils acceptaient ses paroles, ils se verraient obligés de revenir au Bercail de la Sainte Eglise Catholique. Les Protestants ont donc PEUR de devenir catholiques en croyant à la Présence Réelle du Christ dans la Sainte Eucharistie ! C’est pourquoi ils la combattent et tordent les paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Rétablir la "bienheureuse espérance" :
vérité et méprises sur le Règne à venir du Christ

En effet, pour ce qui est du Règne Messianique à venir sur la terre, ce n’est pas parce que certains docteurs et théologiens nient le règne à venir du Christ que celui-ci n’existera pas pour autant puisque la Bible l’annonce très clairement. 

Pourtant, un grand nombre d’honorables et de fidèles catholiques n’arrivent toujours pas à croire que le règne du Christ sur la terre puisse un jour survenir comme la Bible l’annonce pourtant !  Ce n’est pas qu’ils ne le veulent pas, mais c’est tout simplement parce qu’on ne leur a jamais correctement enseigné les vérités bibliques sur la Doctrine du Second Avènement du Christ et de l’instauration de Son Règne sur la terre. On leur a toujours fait entendre que l’Avènement en Gloire et Majesté du Christ était synonyme de fin du monde ! Dès lors la bienheureuse espérance est transformée en un malheur qu’il vaut mieux oublier au plus vite. Or, assimiler « la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2, 13) en une fin du monde est complètement mensonger et absolument contraire aux révélations bibliques :

« Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit. » (Daniel 7, 13-14)

« Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. » (Ap 21, 24)

Nous croyons donc

Comme les prophètes de la Bible nous l’ont transmis, comme le Christ Lui-même et les Apôtres nous l’ont enseigné ainsi que les premiers Pères de l'Eglise des quatre premiers siècles, nous croyons au Règne Messianique à venir lors de l'Avènement en Gloire et Majesté de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce règne sera établi sur la terre totalement restaurée dans son état initial d’avant la Chute en Eden.      

NOUS CROYONS comme l'Abbé Crampon, ce grand théologien et exégète et traducteur de la Bible qui porte son nom encore aujourd’hui, qui attendait lui aussi, à l’instar des Apôtres et des premiers Chrétiens, le Règne Messianique à venir. En effet, en 1885 dans ses commentaires (avec Imprimatur) sur l’Apocalypse 20,1-6, il écrit ceci :

« NOUS PENSONS QUE LE MILLÉNIUM N’A PAS ENCORE FAIT SON APPARITION… Nous pouvons nous figurer ce règne de mille ans, prélude à la gloire définitive, comme une réalisation plus complète de l’oraison dominicale (que ton règne vienne)»

Ainsi que la Bible l’annonce également :

« Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte, car la terre sera remplie de la connaissance  de l'Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. » (Is 11, 6-9)

« En effet, voici que je vais créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle ; Les jours de mon peuple seront comme les jours des arbres. » (Is 65, 17 & 22) Ce dernier verset décrit manifestement une transformation radicale de la condition humaine, il décrit  une longévité extraordinaire des êtres humains lors du futur règne millénaire du Messie.

« Car, comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre que je vais créer subsisteront devant moi, dit l’Eternel, ainsi subsisteront votre postérité et votre nom. » (Is 66, 2)

« La pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre. […] Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d'un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement.» (cf. Daniel 2, 35- 44)

« Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme; il s'avança vers l'ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit. […] Le règne, la domination, et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous les cieux [donc sur terre], seront donnés au peuple des saints du Très Haut. Son règne est un règne éternel, et toutes les nations le serviront et lui obéiront. » (cf. Daniel 7, 13-28)

« Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. » (Ap 21, 24)

« Pendant les premiers siècles de l’Eglise, continue l’Abbé Crampon, le millénarisme fut toujours conçu comme le Retour Glorieux de Jésus-Christ venant régner sur la terre avec ses saints (L'Eglise Glorifiée) pendant mille ans avant le jugement général (avant la fin du monde). Cette attente était commune durant les quatre premiers siècles de l’Eglise. »

Si nous devions résumer en quelques mots les conclusions qui s’imposent, nous dirions, en accord avec les prophètes de la Bible, avec saint Jean dans son Apocalypse, avec les premiers Pères de l’Eglise des quatre premiers siècles, avec un très grand nombre d’évêques de tous les temps jusqu’à nos jours, avec de nombreux Saints comme Louis-Marie Grignion de Montfort et avec de grands exégètes, tel l’Abbé Crampon et consorts que : Le Millénium n’a pas encore fait son apparition, il est donc encore à venir.

Ainsi, pour l’Abbé Crampon, comme pour tout chrétien attaché à ce que disent les Saintes Ecritures, c’est clair, le Millénium n’a pas encore fait son apparition. Si l’Abbé Crampon était tombé dans l’hérésie en croyant au Millénium à venir comme les premiers Pères de l’Eglise le croyaient eux aussi, nous l’aurions su depuis longtemps…. AU CONTRAIRE puisqu’il n’a JAMAIS été condamné par l’Eglise et que la Bible Crampon est toujours mise à l'honneur aujourd’hui dans l'Eglise Catholique ! Et les premiers Pères de l’Eglise qui enseignaient la doctrine du Millénium n’auraient jamais eu le statut de SAINT, tels que Saint Justin ou Saint Irénée de Lyon par exemple !

NOUS CROYONS

comme le pape Pie XII qui attendait ardemment lui aussi ce règne de paix et de justice à venir sur la terre, c’est-à-dire le Millénium biblique :

Venez, Seigneur Jésus,
l'humanité n'a pas la force d'écarter l'obstacle qu'elle-même a créé
en cherchant à empêcher VOTRE RETOUR.
Combien de cœurs, ô Seigneur, vous attendent !
Combien d’âmes se consument pour hâter
LE JOUR OÙ VOUS VIVREZ ET RÉGNEREZ SEUL
DANS LES CŒURS !

Venez Seigneur Jésus !
IL Y A TANT DE SIGNES QUE VOTRE RETOUR 
N'EST PAS LOIN… »

(Pie XII : Message Pascal de 1957).

 

NOUS CROYONS également au Second Avènement du Christ pour instaurer son règne sur la terre comme les anges l’ont clairement annoncé aux Apôtres :

« … sous leurs regards, Jésus s’éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant que Jésus s’en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leurs côtés; ils leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, VIENDRA DE LA MÊME MANIÈRE QUE VOUS L’AVEZ VU ALLANT AU CIEL.» (Actes 1, 9-11)

Et pourquoi reviendrait-Il sur la terre sinon pour instaurer son règne avec son Eglise glorifié comme la Parole de Dieu l'indique clairement : 

« Au vainqueur, à celui qui garde mes œuvres jusqu’à la fin, je donnerai autorité sur les nations. » (Ap 2, 26)

« Tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. » (Ap 5, 10)

« Au vainqueur, je donnerai de siéger avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. » (Ap 3, 21) Siéger avec le  Christ sur son trône suggère donc une co-régence de l'Eglise glorifiée.

« […] ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.» (Ap 20, 6)

«Le règne, la domination, et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous les cieux, seront donnés au peuple des saints du Très Haut. Son règne est un règne éternel, et toutes les nations le serviront et lui obéiront. » (cf. Daniel 7, 13-28)

Si le second avènement du Christ était synonyme de fin du monde on ne voit pas pourquoi Il aurait eu besoin de revenir sur terre… puisqu’il n’y aurait plus personne pour Le VOIR. Or, l’Ecriture nous dit bien que ceux qui seront toujours présents sur la terre lors de son retour en gloire et majesté le verront de leurs propres yeux :

« Oui, il vient avec les nuées.
Et tout œil le verra ! »

(Ap 1, 7)

NOUS CROYONS comme la Parole nous l’enseigne :

« Nous attendons selon sa promesse des cieux nouveaux et une terre nouvelle où la justice habitera. » (2 Pierre 3,13)

« En effet, voici que je vais créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle » (Is 65, 17 ) 

« Car, comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre que je vais créer subsisteront devant moi, dit l’Eternel, ainsi subsisteront votre postérité et votre nom. » (Isaïe 66, 22)

« Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l'Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. » (Isaïe 11, 6-9)

« Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre ont disparu… Voici, Je fais toutes choses nouvelles. Écris, car ces paroles sont certaines et véritables.» (Apocalypse 21, 1 & 5) 

Dès lors,  comme l'apôtre Pierre le dira au peuple Juif ce sera : « Le rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes. » (Actes 3, 21)

« Le Rétablissement de toutes choses » c’est le Royaume de Dieu sur la terre promis par le Père Céleste (Notre Père… que ton règne vienne), c’est donc le Règne de Paix Universelle du Christ sur une Terre totalement renouvelée et restaurée dans son état initial d’avant la Chute en Eden.

« Le Rétablissement de toutes choses » c’est la dernière étape terrestre du plan de Dieu AVANT l’entrée dans l’éternité.

« Le Rétablissement de toutes choses » : veut clairement dire : restituer, remettre, refaire, guérir, voir même ressusciter « toutes choses » comme elles le furent autrefois avant la Chute. C’est pourquoi :

« La création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité,-- non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise, -- avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. » (Romains 8, 19-21)

Voilà donc ce qui nous attend, cela nous concerne tous, et sans exception, car nous, l’Eglise et Epouse de Notre Seigneur Jésus- Christ, seront les artisans au côté du Christ Roi dans le Monde Nouveau qui vient.

« A celui qui vaincra et qui restera fidèle à mon service jusqu’à la fin, je donnerai autorité sur les nations…» (Ap 2, 26-27)

 « C’est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes… Toi aussi, sois établi sur cinq villes.» (Luc 19, 17 & 19)

 « Tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; Tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. » (Ap 5, 9-10)

 « Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. » (Ap 20, 6).

Il est évident que les 1000 ans du règne du Christ sur la terre totalement renouvelée est un chiffre symbolique. Ce Règne Messianique pourrait même durer bien plus longtemps que mille ans…

MALHEUREUX THÉOLOGIENS 

N'êtes-vous pas dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu ?

(Marc 12, 24)

Alors que le Royaume de Dieu sur la terre est prophétisé en de très nombreux passages des Ecritures, Ancien comme Nouveau Testament, alors que l’Eglise des quatre premiers siècles avait toujours enseigné le Royaume à venir, les détracteurs de la Parole de Vérité ont été nombreux, et le sont toujours aujourd’hui, à rejeter furieusement le Millénium biblique !

Malheureux théologiens qui se croient obligés de rejeter la doctrine catholique du règne du Christ sur la terre sous prétexte que des hérétiques n’ont vu que le côté matériel des choses. Le prophète Isaïe (cf. 11, 6-9 ; 65, 17 & 22 ; 66, 22), Saint Jean, l’auteur inspiré de l’Apocalypse et du Millénium (Ap 20 et 21), l’apôtre Pierre qui annonce les nouveaux cieux et la nouvelle terre (2 Pi 3, 13) et l’apôtre Paul qui en Romains 8, 19-22 l’annonce également, feraient-ils également partie de ces hérétiques ?

Si le fait d’abuser d’une bonne chose constitue
une raison suffisante pour la supprimer,
dès lors pourquoi ne pas l’appliquer à toute la Bible elle-même
qui a engendré une multitude d’hérésies
et de sectes ?
L’abus d’une chose bonne en soi entraîne-t-il
automatiquement sa suppression ?
Pauvres théologiens, où va-t-on avec un principe pareil ?


Le Règne de Paix et de Justice du Christ sur la terre aurait déjà 2000 ans !

 

Mais le comble de tout cela, c’est d’ajouter et oser déclarer que le Millénium, qui pourtant est encore à venir, est en définitive déjà actualisé depuis la naissance de l’Eglise à la Pentecôte, voir même depuis la première venue du Christ ! Bref, pour de nombreux Docteurs officiels de l’Eglise, le Millénium aurait déjà 2000 ans d’âge ! C’est en substance ce que disent tous les commentateurs qui refusent le règne à venir du Christ sur la terre, le règne messianique.

Quelle aberration ! Quel cynisme ! Quel manque de respect pour la Parole de Dieu, pour le Christ lui-même et pour tous les martyrs ! Mais derrière cet illogisme, cette déloyauté envers la Parole, se cache la véritable raison du rejet du Millénium biblique pour l’exégèse dite traditionnelle, c’est-à-dire celle qui s’est imposée depuis saint Jérôme et saint Augustin au IVe et Ve siècle, en opposant tout ce que l’Eglise avait pourtant toujours professé positivement concernant le Millénium les siècles précédant.

La véritable raison disais-je, c’est ni plus ni moins l’avenir d’Israël converti en tant que Nation qui aura, comme la Bible l’annonce, la prééminence sur toutes les nations durant le règne messianique, mais non plus l'Eglise-Institution. Et cela leur est insupportable et intolérable. Car en effet, selon les prophéties bibliques, ce sera le rétablissement de la royauté davidique en Israël comme les apôtres l'avaient demandé à Jésus avant qu'Il ne remonte auprès de son Père : 

«Alors les apôtres réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël ?» (Actes 1, 6)

 Et comme l’Ange Gabriel l’avait aussi annoncé à Marie lors de la Visitation :

« Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera pour toujours sur la maison de Jacob [Israël], et son règne n’aura point de fin. » (Luc 1, 32-33)

Et par conséquent, ce sera la fin non seulement du clergé, mais ce sera également la fin de la papauté à Rome selon la prophétie de Zacharie :

« Le Seigneur Dieu consolera encore Sion, Il choisira encore Jérusalem. » (Za 1,17)

Durant le Règne du Christ sur la terre, le sacerdoce tel qu’il a toujours existé dans l’Eglise Catholique n’existera plus, puisque :

« Celui-ci n’enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Eternel ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Eternel » (Jérémie 31, 34).

Seront donc terminés les pouvoirs et les privilèges ecclésiastiques. C'est la raison essentielle pour laquelle le Millénium révélé par les prophètes n’est ni apprécié ni attendu, mais méprisé, combattu et même réprimé. Détaillons cela.

 

Pourquoi l'Église-Institution ne voit pas au-delà d'elle-même ?

L'inconcevable terme :

L’Église-Institution et son Clergé ne peuvent accepter

ni même concevoir leur achèvement qu'uniquement à la fin du monde. 

Or, entre le temps des nation et la fin du monde il y a le Millénium.


L'Église-institution, telle qu'établie depuis les origines apostoliques avec sa hiérarchie, son clergé et ses structures visibles, fonctionne selon un paradigme qui ne peut envisager sa propre fin qu'à la consommation absolue des temps, c'est-à-dire à la fin du monde. Cette perspective est théologiquement ancrée dans la compréhension de l'Église comme "peuple de Dieu en marche" vers la Jérusalem céleste, sans interruption ni transformation radicale de sa forme institutionnelle avant l'achèvement final du monde.

Ce paradigme ignore délibérément ou interprète allégoriquement la parenthèse prophétique du Millénium — ce règne terrestre intermédiaire du Christ — qui s'insère précisément entre la fin du "temps des nations" (dont l’Eglise est l'acteur central) et la fin ultime du monde. Pour le clergé institutionnel, admettre une fin de sa médiation avant le jugement dernier reviendrait à nier son caractère sacramentel permanent et sa nécessité jusqu'à la fin du monde.


L'impensable : 
Une Église sans clergé avant la fin du monde

 

Ce qui demeure inconcevable pour l’institution ecclésiale, c’est pourtant ce que les Écritures décrivent avec précision : une période — le Millénium — où la médiation cléricale et hiérarchique cesse d’exister, remplacée par une dispensation nouvelle et directe du règne du Christ.

L'Eglise-Institution ne peut accepter cette perspective car elle remet en cause sa raison d'être historique. Pourtant, les prophéties sont claires : entre le "temps des nations" (dont l'Église-institution est le pivot) et la "fin du monde" (la nouvelle création), s'intercale ce règne de paix et de justice où "l'Éternel sera roi sur toute la terre" (Zacharie 14, 9). Cette période correspond au rétablissement d'Israël comme lumière des nations, sans la médiation d'un clergé issu des nations, car "de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l'Éternel" (Isaïe 2, 3).


Le refus de la discontinuité eschatologique


L'enseignement traditionnel a souvent détourné l'eschatologie en fusionnant le Retour du Christ, la résurrection générale et le jugement dernier en un seul événement cataclysmique (fin du monde). Cette négation de la séquence prophétique permet de maintenir l'Église-institution comme unique arche du salut jusqu'au terme absolu. Elle escamote ainsi la discontinuité essentielle que représente le Millénium : une économie nouvelle où les structures de médiation actuelles deviennent obsolètes.

Pourtant, cette discontinuité est annoncée avec force : "Voici, je fais toutes choses nouvelles" (Apocalypse 21, 5). Le Millénium n'est pas une simple prolongation de l'Église actuelle, mais une nouvelle dispensation où le règne direct du Christ transforme toutes les relations entre Dieu et l'humanité. Le clergé, comme toute médiation humaine, est alors dépassé par la Présence immédiate du Roi de gloire.


L'enjeu théologique :
Accepter l'humilité de la fin 

L'incapacité à concevoir la fin de l'institution cléricale relève d'une crise d'humilité eschatologique. L'Église-institution, consciente d'être le Corps Mystique visible du Christ sur la terre, a du mal à admettre que cette forme corporelle visible — avec ses structures hiérarchiques — puisse connaître un terme avant la fin du monde. 

Pourtant, l'apôtre Paul annonce la métamorphose radicale de l'Eglise, tous les croyants en Christ, AVANT LA FIN DU MONDE :

« Le Seigneur lui-même, à un signal donné, descendra du ciel et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants qui serons restés [ donc toujours vivants lors de sa Parousie ], nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Th 4, 16-17).

"Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité." (1 Corinthiens 15, 51-53).

Ce changement eschatologique inclut donc automatiquement et nécessairement les structures ecclésiales elles-mêmes puisque l'Eglise n'est plus sur la terre. Le Millénium est précisément cette période de règne visible du Christ où l'Église, dépouillée de ses formes institutionnelles pèlerines, apparaît enfin comme l'Épouse pure, sans tache ni ride, régnant avec son Époux durant le Millénium, et donc forcément AVANT la fin du monde. C. Q. F. D.


Au-delà de l'Église-Institution

Ainsi, entre le temps des nations (où l'Église-institution accomplit sa mission) et la fin du monde (où Dieu sera tout en tous), s'ouvre le Millénium — cet âge d'or prophétique où l'Église, transfigurée et glorifiée, règne sans médiation cléricale aux côtés du Christ. De cette manière donc, dans le déroulement prophétique des desseins de Dieu, l'Eglise-institution atteint son terme fonctionnel à l'aube du Millénium.

C'est à ce moment précis qu'Israël, restauré et régénéré, reprend son rôle central de relai messianique pour les nations. Conformément aux alliances irrévocables (Romains 11, 29), Israël devient la lumière sacerdotale et le centre gouvernemental du Royaume terrestre du Messie. Les prophéties s'accomplissent : de Jérusalem, « la loi sortira, et de Sion la parole de l'Éternel » (Is 2, 3 ; Michée 4, 2). Israël, enfin reconnaissant « Celui qu'ils ont transpercé » (Zacharie 12, 10), servira de nation sacerdotale (Exode 19, 6) et attirera à lui toutes les nations, qui viendront à Jérusalem «pour adorer le Roi, l'Éternel des armées » (Zacharie 14, 16).


Une translation eschatologique :

Comme Rome fut le Centre de la chrétienté durant le temps des nations, 

Jérusalem le sera durant le Règne Messianique sur terre

 

Cette translation n'est pas une simple hypothèse, mais la conséquence logique de l'accomplissement  des prophéties. En effet,  le Siège de Pierre, établi à Rome pour les besoins de la mission universelle, n'est donc pas perpétuel en ce lieu. À l'origine, ce Siège était à Jérusalem, en la personne même de l'Apôtre. Lorsqu'Israël se convertira, reconnaissant Celui qu'il a transpercé (Za 12, 10), Dieu ramènera naturellement le Siège apostolique à son berceau premier : Jérusalem, la ville du "Grand Roi" (Mt 5, 35). De ce centre spirituel restauré rayonnera l'unité des nations. L'Écriture est sans équivoque :

« L’Éternel sera Roi de toute la terre ; en ce jour-là, l’Éternel sera le seul Éternel, et son Nom sera le seul Nom » (Za 14, 9). 

L'histoire du Siège de Pierre reflète ce plan divin : établi à Jérusalem, il fut délocalisé à Rome suite au rejet du Messie par les autorités religieuses de Jérusalem. Cette délocalisation durera le temps de la mise à l'écart d'Israël et de la pleine évangélisation des païens.

La conversion finale d'Israël marquera la fin de cette parenthèse romaine. Il est alors évident, scripturairement inévitable, que le centre de l'autorité spirituelle retournera à Jérusalem. Le prophète Zacharie décrit cette réalité restaurée :

« Alors tous les survivants des peuples qui auront marché contre Jérusalem monteront d’année en année pour se prosterner devant le Roi, le SEIGNEUR le Tout-Puissant » (Za 14, 16).

Ainsi, le Millénium verra s'établir un pèlerinage universel et annuel vers Sion. Jérusalem ne sera plus une capitale symbolique, mais le centre gouvernemental et cultuel du monde, d'où le Christ-Roi, par l'intermédiaire d'Israël restauré dans sa vocation sacerdotale, exercera son règne de paix et de justice. Le temps des nations, centré sur Rome, cédera la place au temps du Règne, centré sur Jérusalem au temps du Millénium.

C'est cette vérité difficile à accepter qui explique la résistance théologique à l'enseignement du Millénium : il implique que l'Église-institution, si sacrée soit-elle, n'est pas une fin en soi, mais un moyen provisoire (le temps des nations) en vue d'une réalité plus glorieuse encore — le règne manifeste du Christ sur la terre avec son Épouse désormais glorieuse et parfaite.

Une colossale manipulation

Je reviens donc sur cette aberration des commentateurs traditionnels qui affirment que le Millénium a déjà commencé alors qu’il est encore à venir ! Eh bien, nous allons constater, et ce sera confirmé par la Parole de Dieu, qu’il s’agit bel et bien d’une É-N-O-R-M-E et gigantesque manipulation de la Parole inspirée. En décrivant le Millénium dans le chapitre 20 de l’Apocalypse, Jean, inspiré par Dieu, précise L’UNIQUE RAISON pour laquelle Satan sera enchaîné dans l’abîme durant le Royaume de Dieu sur la terre :

« Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, AFIN QU'IL NE SÉDUISÎT PLUS LES NATIONS, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis » (Ap 20, 1-3)

« …afin que Satan ne séduisît plus les nations », voilà la seule et unique raison et celle-ci prouve incontestablement que le Millénium n’a pas encore commencé puisque Satan continue de séduire les hommes même depuis la naissance de l’Eglise ou même depuis la première venue du Christ ! Qui oserait prétendre que nous serions en plein Millénium depuis 2000 ans et que Satan serait enchaîné lui aussi depuis 2000 ans et qu’il est depuis lors dans l’impossibilité de séduire les nations c’est-à-dire les hommes ?! Personne n’oserait le prétendre ! Et pourtant, c’est ce que les adversaires du Millénium voudraient nous faire croire ! Mais il n’est pas question d’avaler ces couleuvres, car : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Actes 5, 29)

Niant le Millénium tel que Jean l’annonce dans son Apocalypse, les commentateurs qui le rejettent ont dû faire de terribles contorsions intellectuelles pour nous faire ingurgiter que le Millénium n’était pas à venir, mais qu’on y était depuis 2000 ans déjà, parce que le Millénium est, pour eux, le temps de l’Eglise ! 

Comme nous allons le constater ci-dessous, ils ne nient pas le fait qu’il y ait un Millénium biblique puisqu’ils vont le détourner et le déformer à leur manière. Lisons à ce sujet ce que nous dit encore l’Abbé Crampon dans ses commentaires sur l’Apocalypse chapitre 20, 1-6 

« St. Augustin par exemple, après quelques hésitations, finit par voir dans le Millénium toute la durée de l’existence terrestre de l’Eglise (de Civit. Dei, XX, VII, 13). Bossuet le fait commencer avec Jésus-Christ et finir en l’an mille. D’autres le placent entre Charlemagne et la Révolution française. » 

Bref, cette exégèse traditionnelle et leur système d’interprétation ne sait pas exactement à quel moment le Millénium doit commencer ! Ils créent donc des théories fictives qui ne tiennent pas la route. Or, Jean, l’auteur de l’Apocalypse, sait très exactement quand le Millénium doit commencer puisqu’il a reçu la :

« Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver…» (Ap 1, 1). 

Le Millénium commence donc, très exactement, après l’enchaînement de Satan dans l’abîme comme il est écrit :

« Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis…» Ap 20, 1-3

Aux détracteurs du Règne à venir du Christ sur la terre, je leur pose donc la question la plus simple, la plus logique qui soit pour savoir si le Millénium a déjà commencé ou non : Les êtres humains qui composent les nations sont-ils toujours séduits par Satan ? Si oui, cela veut donc clairement dire que cet enchaînement de Satan n’a pas encore eu lieu, donc le Millénium n’est pas toute la durée de l’existence terrestre de l’Eglise comme on voudrait nous le faire croire.

Ainsi, du fait que les négateurs du Règne à venir du Christ sur la terre font du Millénium le temps de l’Église, par la force des choses, pour eux donc, Satan est déjà enchaîné dans l’abîme depuis 2000 ans ! Car le commencement du Millénium ne va pas sans que Satan n’ait été au préalable enchaîné selon la Parole de Dieu.

Millénium  =  Satan enchaîné

Car selon l’exégèse propre de l’Apocalypse 20,1-6, le Millénium ne commence qu’après l’enchaînement de Satan, et de cette révélation biblique claire et nette, la véritable déduction biblique est simple : le Millénium n’est pas le temps de l’Eglise contrairement à ce qu’en pensent le système qui rejette le Millénium biblique.

Permettez-moi le petit encart ci-dessous afin de montrer que l’on peut être un grand penseur chrétien et malgré tout faire fausse route et se tromper théologiquement comme tout homme peut aussi se tromper, sauf les prophètes inspirés par Dieu pour nous transmettre sa Parole. Cela pour vous dire qu’en ce qui concerne le Millénium ENCORE à venir, il a bon être très clairement défini bibliquement et malgré tout être détourné par de nombreux exégètes pour des raisons totalement injustifiées et arbitraires !

 

Même de grands esprits peuvent se tromper.
Exemple : l'invention des LIMBES !

 

Saint Augustin, ce monument de l’Eglise qui a vécu au IVe et Ve siècle, a beaucoup contribué à la réflexion théologique sur les limbes. Or, les limbes étaient une notion théologique développée dans le christianisme pour répondre à la question de ce qui arrive aux âmes des petits enfants qui meurent sans avoir été baptisées.

Selon cette théorie, les limbes étaient un lieu intermédiaire entre le paradis et l'enfer, où les âmes des petits enfants  non baptisés étaient supposées résider éternellement, privées de la vision béatifique de Dieu mais exemptes de toute souffrance. Bref, un mini enfer, mais un enfer tout de même puisque l’âme consciente se verra privée éternellement de la vision béatifique de Dieu !

Nous savons que cette notion des limbes était un faux débat ou une fake news dirions-nous aujourd’hui, des cogitations de l’esprit qui n’aboutirent qu’à des satisfactions purement intellectuelles et finalement à aucune vérité biblique. C’était en fait une perte de temps pour de nombreux intellectuels chrétiens, car le Seigneur lui-même avait déjà précisé ce qu’il en était des petits enfants avec ou sans baptême :

« Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera point. Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains. » (Marc 10, 13-16)

Si donc le Royaume de Dieu appartient à ceux qui ressemblent à de petits enfants, à combien plus forte raison le Royaume de Dieu appartient de facto à ceux qui sont de véritables petits enfants et qui meurent en cet état. Il fallait donc s’en tenir aux paroles du Christ et ne pas mettre les parents dans une situation de PEUR PANIQUE en leur faisant penser que si leurs enfants mourraient sans avoir eu le temps d’être baptisés ils étaient condamnés éternellement à ne pouvoir bénéficier de la vision béatifique de Dieu !

L’invention des limbes était donc une absurdité théologique chez certains grands penseurs chrétiens, tel même un saint Augustin ! En effet, en 2007, le pape Benoît XVI a déclaré officiellement que la notion des limbes n'était pas une vérité de foi catholique et fut reléguée à tout jamais dans le puits sans fond des élucubrations théologiques.

L’on peut donc, consciemment ou non, détourner les paroles du Christ concernant l’avenir éternel des petits enfants décédés avant même d’avoir été baptisés alors que Notre Seigneur s’est clairement exprimer là-dessus (Mc 10, 13-16). Dès lors, l’on peut donc également consciemment ou non, détourner la doctrine, clairement définie bibliquement, du Millénium ENCORE à venir en le déclarant DÉJÀ advenu depuis la naissance de l’Eglise ou depuis la première venue du Messie. Or, ceci n’est pas une vérité de foi catholique ni biblique puisque le Millénium ne commencera que lorsque Satan aura été enchaîné dans l’abîme et pas avant. (Ap 20, 1-3)

Et bien, Augustin, dans La Cité de Dieu, suivant sa logique, mais qui, il faut le noter, n’est absolument pas celle de saint Jean dans son Apocalypse et n’est donc pas d’inspiration divine, parle de cet enchaînement de Satan DÉJÀ advenu. Si donc Satan est déjà enchaîné, le Millénium a déjà commencé depuis 2000 ans pour Augustin ! C’est ce qu’il affirme en commentant Marc 3, 27 et Matthieu 12, 29 :

« personne ne peut entrer dans la maison de l’homme fort et piller ses biens, s’il n’a d’abord ligoté l’homme fort ; alors il pillera sa maison. »

Pour Augustin donc, cette donnée de l’Evangile nous fait entendre que l’homme fort est Satan que le Christ par son Incarnation est venu lier (enchaîner) pour «piller» ses biens. 

Une fois de plus, l’abbé Crampon en disant « Nous pensons que le Millénium n’a pas encore fait son apparition. », réfute donc tous ceux (Augustin y compris) qui font du Millénium le temps de l’Église. Et l’abbé Crampon a raison, puisqu’il est impossible pour lui aussi d’inverser ce qui est écrit dans un tout autre ordre dans l’Apocalypse. Et ce qui est écrit, c’est que le Millénium ne vient qu’après l’enchaînement de Satan afin qu’il ne puisse plus séduire les nations durant le Règne du Christ sur la terre.

Or, ce que Notre Seigneur dit clairement dans ce passage : « personne ne peut entrer dans la maison de l’homme fort et piller ses biens, s’il n’a d’abord ligoté l’homme fort ; alors il pillera sa maison. », c’est tout simplement le fait que les hommes, avant la première venue du Sauveur, donc avant son Œuvre Rédemptrice, étaient, à cause du péché, sous la domination de Satan. Et que, par Son Sacrifice à la croix, le Christ nous a libérés du péché, et ipso facto, de l’emprise du démon. Mais cela ne vaut QUE pour celles et ceux qui ont reçu Jésus dans leur cœur par la foi et non pas pour le reste du monde.

Le monde, donc les hommes qui composent les nations qui continuent de rejeter le Christ restent toujours sous l’emprise du démon. C’est ainsi que l’on doit comprendre les paroles du Christ. D’ailleurs, l’apôtre Paul lui-même, divinement inspiré, contrairement à Augustin, explique les paroles du Christ en Marc 3, 27 et en Matthieu 12, 29 à celles et ceux qui ont cru au Christ :

« Dieu nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés. » (Colossiens 1, 13)

Or, malgré cette délivrance de la puissance des ténèbres, l’Eglise, le Corps du Christ sur la terre, continue d’être attaquée par le diable, ce qui prouve donc incontestablement que le diable n’est toujours pas enchaîné dans l’abîme : 

« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. » (1 Pierre 5, 8-9) 

L'ABRI IMPÉRIAL !

Il n’est pas surprenant de voir qu’à partir du IVe siècle même de grands esprits peuvent s’écarter de la claire révélation biblique une fois l’Eglise bien confortablement installée et protégée par l’Empire Romain … que désirer de plus ? N’est-ce pas déjà le Règne du Christ sur la terre ?! Alors bien entendu on pensa autrement à partir de ce confortable abri impérial !

Mépris et indifférence, le malheureux relâchement de l’Eglise

En effet, c’est à partir du temps où l’Eglise ne connut plus les persécutions et que le christianisme devint la religion officielle de la Rome impériale que l’on considéra le temps de l’Eglise comme étant le Millénium ! Satan était, pour eux donc, enchaîné dans l’abîme et toutes les nations n’étaient plus séduites pas lui ! C’était le Millénium, il ne fallait plus attendre le Christ pour instaurer Son Règne sur la terre, LA PAX ROMANA suffisait amplement ! Il n’y avait donc plus qu’à attendre la fin du monde. 

En attendant le Seigneur pouvait rester là haut, le plus haut possible même, le Millénium était arrivé, tout allait bien se passer jusqu’à la fin du monde, en attendant on allait s’occuper de gérer humainement les affaires de l’Eglise, de l’empire et du monde. Donc, dans cette optique-là, on attend plus rien du Ciel et encore moins le Règne du Christ sur la terre !

C’est donc depuis la soi-disant « conversion » de l’empereur Constantin, qui fit du christianisme la religion officielle de l’empire, que l’on se détourna du Règne à venir du Christ sur la terre ! La sécurité, le pouvoir, les privilèges, la notoriété des clercs de l’Eglise, et enfin LA PAX ROMANA, remplaçaient évidemment « la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ. » (Tite 2, 13). 

Ainsi, ce fut l’abandon de la doctrine biblique du règne du Christ sur la terre, « la bienheureuse espérance ». Pourquoi dis-je « abandon » ? Parce que ce qui fait l’espérance de l’Eglise, l’Epouse du Christ, c’est justement l’attente du Retour de Son Epoux, de son Bien-Aimé. Et quand on ne L’attend plus et que l’on se contente d’un César qui prodigue sécurité, notoriété, pouvoir ecclésiastique, on n’attend plus rien des manifestations divines puisque tout va bien dans le meilleur des mondes pour les élites de l’Eglise. On n’attend donc plus la venue du Seigneur Jésus-Christ que pour la fin du monde et l’entrée dans l’éternité…

Ce mépris et cette indifférence à l’égard du Christ
et de son Règne encore à venir
est l’un des plus grands malheurs qui survint pour l’Eglise dès cette époque.

Ainsi, c’en est fait du Millénium à venir, quelque chose d’autre avait pris sa place. Quelle est donc cette autre chose sinon la paix avec César, comme ce fut le cas au temps de Jésus et des apôtres avec les Autorités religieuses d’Israël, les élites juives s’en portaient évidemment très bien avec la Rome impériale, tandis que le peuple, lui, en bavait et se faisait même crucifier !

 

Sommes-nous dans le Millénium
depuis 2000 ans ?

 

Qui se risquerait d’affirmer que nous sommes en plein Millénium depuis 2000 ans ou même depuis la Pax Romana, et que Satan est enchaîné lui aussi depuis 2000 ans et qu’il ne séduit plus les nations, c’est-à-dire les hommes ? Personne ! Ce serait une folie de le croire et même de le penser !

D’ailleurs, l’Eglise en son Magistère Infaillible ne le croit pas du tout puisqu’Elle accomplit perpétuellement l’exorcisme dans sa mission. Ce sacramental consiste à demander publiquement et avec autorité, au nom de Jésus Christ, qu’une personne soit libérée de l’emprise du Malin ou soustraite à celle-ci. Si pour le Magistère Infaillible de l’Eglise Satan était lié depuis la première venue du Christ ou depuis la naissance de l’Eglise ou depuis la Pax Romana, il n’y aurait nul besoin de l’exorcisme. Nous constatons donc très clairement que si le Règne à venir du Christ sur la terre est attaqué et rejeté, il ne l’est QUE par de malheureux théologiens qui savent mieux que les Saintes Ecritures !

 

Consultons les Apôtres
pour savoir ce qu’il en est réellement

 

Qu’auraient-ils ainsi à dire à cette exégèse très singulière de ces docteurs officiels de l’Eglise qui pensent que le Millénium est le temps de l’Eglise et que Satan est de ce fait lié et, par conséquence, qu’il ne séduit plus les nations ?

Si Satan était déjà enchaîné dans l’abîme au temps des Apôtre comme Augustin le pensait et d’autres avec lui le pensent encore aujourd’hui, pourquoi saint Paul aurait-il dit aux Chrétiens de Rome :

« Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. » (Rm 16, 20)

Si Satan était déjà enchaîné, l’Ecriture ne parlerait pas au futur mais au passé !

Et ces autres citations du même Apôtre :

« Et vous, qui étiez morts à cause de vos fautes et des péchés où vous étiez autrefois engagés, quand vous suiviez le dieu de ce monde, le prince qui s’interpose entre ciel et terre, l’esprit qui agit maintenant parmi les rebelles… » (Eph, 2, 1-2).

Si le Diable était déjà lié depuis la première venue du Christ ou depuis la naissance de l’Eglise à la Pentecôte ou depuis la Pax Romana, il ne serait plus « le dieu de ce monde » ; il ne pourrait plus s’interposer « entre le ciel et la terre » ; il ne pourrait donc pas non plus agir « maintenant » !

Et pourquoi devrions-nous porter l’armure spirituelle du soldat du Christ si Satan était déjà hors d’état de nuire puisque nous serions déjà dans le Millénium d’après cette exégèse tordue qui ne veut pas entendre parler du règne à venir du Christ sur la terre ? :

« Revêtez l’armure de Dieu, pour pouvoir résister aux manœuvres du diable… Car ce n’est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes. C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, (Cf. Eph 6, 11-18).

Si le Diable était déjà lié ou enchaîné, nous n’aurions aucun besoin de cette armure de Dieu. Mais Elle, la Parole de Dieu, nous demande de revêtir cette armure décrite par l’apôtre Paul, parce que la Bible nous révèle que le Diable ne sera pas enchaîné avant son heure, l’heure d’Apocalypse 20, 1-3. Et cette heure n’est pas encore venue.

La priorité d'un fait bien établi sur toute conviction, quelle qu'elle soit, est normative et par conséquent l’homme de foi est tenu de croire à ce fait. Et cette réalité vérifiable c’est que Satan n’est toujours pas enchaîné comme on voudrait nous le faire croire et par conséquence le Millénium n’a pas encore commencé et il n’est pas non plus le temps de l’Eglise. Or, comme le dit saint Thomas d’Aquin : « Contre un fait il n’existe pas d’argument »

Et LE FAIT est que Satan n’est toujours pas enchaîné puisqu’il séduit toujours et encore, et de plus en plus d’ailleurs, puisqu’il est « animé d'une grande colère, sachant qu'il a peu de temps. » (Ap 12, 12) Si Satan SAIT qu’il lui reste peu de temps, cela veut dire clairement qu’il n’est toujours pas enchaîné dans l’abîme selon Apocalypse 20, 1-2.

Ainsi, les arguments présentés par le système qui rejette le Royaume de Dieu à venir sur la Terre où la Justice Divine habitera durant le Millénium, quels qu’ils soient, NE VALENT RIEN ! Non seulement ils font mentir Dieu, mais ils se disqualifient eux-mêmes en vue du Millénium puisqu’ils le considèrent indigne pour eux.

En conséquence, les FAITS rejettent les thèses fallacieuses contre le Millénium à venir. Car il ne s’agit toujours que de thèses de certains membres de l’Eglise et non de Dogmes promulgués par l’Eglise elle-même.

LE MILLÉNIUM EST DONC DEVANT NOUS
c’est la prochaine étape dans le plan de Dieu
comme la Bible nous l’enseigne.

Au moment de la Venue en Gloire et Majesté de Notre Seigneur Jésus, l'Homme-Dieu, le Roi des Rois, Venue que nous, croyants, attendons avec certitude, les cieux et la terre actuels seront entièrement renouvelés et remplacés par de nouveaux cieux et une nouvelle terre où, désormais, la Justice divine habitera. (Cf. 2 Pierre 3, 13 ; Romains 8, 19-23 ; Actes 3, 21 ; Apocalypse 21, 1-5 ;  Isaïe 11, 5-9 ; 65, 17-25)

Nous avons du mal à nous représenter ce qui nous attend, nous pouvons seulement être certains que ce sera magnifique ! Comme le disait Jésus-Christ à l’une de ses privilégiées qui lui posait la question : « Seigneur comment cela sera ? » Il lui répond : « Tu verras ce sera BEAU ! »  

L'existence d'une chose si Grande et si Merveilleuse révélée par la Parole de Dieu est, sans aucun doute, difficile à concevoir pour beaucoup de personnes. En effet, elles ne parviennent pas encore à voir un autre horizon que celui imposé par l’esprit de l’Antichrist. Une correction oculaire spirituelle est donc nécessaire :

« un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.»
(Ap 3, 18 )

Lors du Règne du Christ sur toute la terre renouvelée, tout ce que notre cœur régénéré peut désirer de plus beau, il le verra dans toute sa merveilleuse splendeur !

 

QUEL MAGNIFIQUE HORIZON QUE DIEU NOUS OFFRE !

Dieu nous offre un horizon
Où le Christ reviendra en gloire
Où les élus seront couronnés
De justice et de victoire

Dieu nous offre un horizon
Où son règne sera établi
  Où la terre sera en communion
Avec le ciel et l'Esprit

Dieu nous offre un horizon
Où la mort sera vaincue
Où la vie sera sans fin
Dans la joie et la vertu

Que ton règne vienne !

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